Mettre l'alchimie au cœur de notre vie
D’après la tradition, l’alchimie poursuivait trois objectifs : transmuter les métaux vils en or, guérir les maladies (par la Panacée) et prolonger la vie humaine (par l’élixir d’immortalité). Qu’il s’agisse d’un mythe ou d’une réalité, cette démarche dont l’origine se perd dans la nuit des temps a inspiré le grand psychanalyste Carl Gustav Jung dès le début des années 1920.
Issue d'une tradition qui se perd dans la nuit des temps, l'alchimie a toujours fasciné les esprits, pour des raisons diverses. Cette démarche procédant à la fois de la quête spirituelle et de l'expérimentation scientifique s'est transmise de manière ininterrompue à travers les livres, les peintures, les sculptures, mais aussi les chansons traditionnelles, les contines et les contes de fée. Considérée longtemps par les esprits occidentaux comme une vaine chimère, l'alchimie connaît un regain d'intérêt de plus en plus marqué depuis que le grand psychanalyste suisse Carl Gustav Jung l'a adoptée dans sa psychologie des profondeurs.
Deuxième conférence d'une trilogie consacrée aux étapes de ce qu'on appelle le Grand Œuvre : l'Œuvre au Blanc. Dans cette phase, l'alchimiste procède à la purification et à la rectification de la matière, en utilisant entre autres la rosée, cette nourriture essentielle, cette eau de sagesse plus précieuse que tout au monde.
Troisième et dernière conférence d'une trilogie consacrée aux étapes de ce qu'on appelle le Grand Œuvre : l'Œuvre au Rouge. Dans cette ultime phase de l'alchimie, le feu primordial se réveille et donne naissance à la Pierre Philosophale, cette pierre précieuse qui permettra de réaliser dans la réalité la Transmutation des métaux en Or, la guérison de toutes les maladies par la Panacée et la prolongation de la vie par l'élixir de Jouvence.
L'héritage du judéo-christianisme nous a fait croire que pour guérir nos ombres (qu'il s'agisse de maladies, de troubles psychologiques ou comportementaux, de traumatismes ou de blessures), nous devions nous élever, nous purifier, nous distancer des vibrations lourdes de la matière et du corps. Et s'il n'en était rien ? Et si, au contraire, pour nous guérir, nous devions plonger au plus profond de nos enfers intérieurs, nous vautrer dans la fange de notre noirceur et nous perdre dans notre fumier ?